ASSASSINAT DE JFK : ETUDE D'UN COUP D'ETAT (partie 15)

Publié le par Scaramouche

L'affaire Kennedy: La Foire aux Questions (suite).

45) Pourquoi la tête de Kennedy montre-t-elle un mouvement si particulier sur le film de Zapruder ?

Kennedy, est déjà incliné en avant et a la tête baissée, à cause des précédents tirs. Le premier tir à la tête survient. Il y a un mouvement de tout le corps vers l'arrière et légèrement vers la gauche (dût au choc de l'impact, le corps accompagne la trajectoire du projectile), puis dans la continuité du mouvement, c'est uniquement la tête elle-même, qui à un brusque mouvement vers l'arrière, d'un seul coup (cela est dû à la sortie du projectile à l'arrière du crâne), ainsi qu'à l'expansion du projectile (les cartouches de chasse métalliques utilisées), qui produit un éclatement, au moment de la sortie à l'arrière du crâne.

Alors que la tête est sur le point de retomber (elle amorce tout juste le mouvement), le second tir arrive et il provoque deux choses: un arrêt immédiat de la retombée de la tête vers l'avant; et un unique mouvement violent de la tête vers l'arrière, dû aux mêmes raisons expliquées précédements (et uniquement de la tête, vu que le corps est déjà penché en arrière). Ensuite, la tête et le corps retombe.

Voilà pourquoi il est si difficile d'expliquer les mouvements du corp et ceux de la tête. Il n'y a pas qu'un seul tir, il y a deux tirs distincts, qui se produisent quasiment en même temps (70 centième de seconde entre les deux). Cela est très bien visible sur le film de Zapruder, accompagné du son synchrone où six coups de feu se font entendre (voir question 2). Quand on voit les images avec le son, cela ne fait aucun doute que le président est touché deux fois à la tête, en un instant très court (cela prouvant, non seulement que les tirs proviennent de devant, mais de plus que les deux derniers tirs proviennent de deux tireurs différents (un unique tireur ne pourrait tirer aussi rapidement, à moins d'une seconde d'intervalle).


46) Quelle est la différence entre les deux types de munitions utilisées lors de l'attentat ?

Il y a le calibre 7,92 mm des fusils Mauser. Pour ceux-ci, un projectile plein a été utilisé, qui se déforme plus ou moins, tout dépend de ce qu'il pénètre. Et qui reste généralement en un seul morceau (ce que j'ai appelé dans la partie 6, une "balle", afin de simplifier l'explication). Voici une vidéo pour avoir un exemple, de la déformation que subit un tel projectile:

Il y a le calibre 30-06 des carabines Winchester, qui est une munition de chasse (le "30" désigne le calibre, équivalent au 7,62mm Européen. Et le "06", désigne en fait l'année d'adoption de ce calibre, en 1906. Lorsque le nombre suivant n'est pas "06", il désigne en fait le poids du projectile, qui est alors exprimé en "grains"). Le type de projectile utilisé est un projectile qui se fragmente tout en produisant un phénomène d'éxpansion, en se "détruisant" de lui-même en de multiple tous petits morceaux (ce que j'ai appelé dans la partie 6, une "cartouche", toujours dans le but de simplifier l'explication). Voici une vidéo pour voir la déformation que subit un tel projectile:

 

47) Qui était l'homme en bas, à l'entrée du Texas School Book Dépository, que l'on a cru être Oswald ?

Cette homme, qui apparaît sur une photo prise ce jour-là par le photographe Altgens (qui est dans la partie 4) et que l'on avait pris un moment pour Oswald, a été en fait identifié dès 1964, par la commission Warren et les autres comités d'enquête que se succéderont par la suite. Il s'agissait d'un employé du dépôt de livre du nom de Billy Nolan Lovelady. Comme vous pouvez le voir sur cette page ci-dessous, tirée du magazine, qui l'a retrouvé en 1971.

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48) Quel véhicule s'est trouvé sur le Grassy Knoll, pendant un cour moment, lors de l'attentat ?

En effet, lorsque l'on regarde attentivement le film de Nix, on peut s'apercevoir que derrière le muret blanc, se trouvait quelque chose, que l'on peut raisonnablement penser être un véhicule. Étant donné que avant, sur des photos où on voit le Grassy Knoll (au moment où la limousine n'a pas encore franchie le panneau "Stemmons Freeway"), cela n'apparaît pas. Et n'est donc visible que, entre le moment du ralentissement de la limousine et le moment qui suit l'attentat. Pour y être à un moment et ne plus y être le cour instant d'après, qu'est-ce que cela pourrait être d'autre, à part une voiture ?

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Sur une photo prise quelques instants plus tard (ci-dessous), on voit bien qu'il n'y a plus rien derrière le muret blanc. Et il y avait à l'époque largement la place pour qu'une voiture se glisse en marche arrière, sur le Grassy Knoll. Sûrement pour y mettre les armes dans le coffre au plus vite. Surtout qu'un policier, parvenu sur le parking après l'attentat, qui s'était mis à fouiller des coffres de voitures stationnées là, recevra l'ordre par un faux agents du Secret Service (de l'équipe camouflage), d'arrêter tout de suite d'ouvrir les coffres de voiture.

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Cela amène une autre question. Lee Bowers, de sa tour d'aiguillage, n'a pas pu, ne pas voir, cette voiture se ranger de la sorte sur le Grassy Knoll. Il a forcément vu quelque chose concernant ce véhicule. Plusieurs enquêteurs ont souvent mentionné que lorsqu'ils interrogeaient Bowers, ils avaient l'impression que ce dernier ne disait pas tout. En fait, Bowers a dû en voir bien plus que "deux hommes derrière la palissade", et que "quelque chose m'a fait penser que quelque chose d'anormal venait de se produire". En dehors de Max et Ladislas courant vers le train, des complices et des passages des voitures avant l'assassinat, on ne saura sans doute jamais ce qu'il a vu effectivement ce jour-là. A ma connaissance, aucun des témoins n'a dit avoir vu des traces de pneus derrière le muret blanc. Mais, avec les témoins se précipitant sur le Grassy Knoll, cet endroit a été allégrement piétiné par le public, après l'attentat. Ce qui a dû effacer les traces, si il y en avait.


49) Qu'est-ce que les journaux de l'époque ont révélés ?

Cela peut sembler sans intérêts de se poser la question, mais il y a certaines choses, qui apparurent dans la presse et qui, il faut bien le dire, son assez troublantes. Et qui dénote avec la théorie du "tireur isolé", propagée alors par la version officielle.

Il y a d'abord le célèbre magazine Life. Les journalistes de "Life Magazine", qui feront une enquête sur la jeunesse et la vie d'Oswald, publieront leurs résultats dans le numéro du 21 février 1964. Et les neufs pages de l'article, figureront même dans le rapport Warren (Volume XVI, pièces n°281 à 292). Dans l'article, ils publieront en bas de page, la photo de deux cartes d'identité militaires de l'USMC, à deux noms différents: "Lee Harvey Oswald" et "Alek James Hidell" (photo ci-dessous).

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Ils ont certainement très bien compris les informations qu'ils ont trouvé. Ou qu'on leur a peut-être fait parvenir délibérément, parce que découvrir autant de choses en seulement 3 mois et assez étonnant. A ce sujet, lorsque l'on compare les cartes militaires qui figurent dans Life et celles qui figureront dans le rapport Warren (photos ci-dessous) on peut constater que les cartes sont différentes. Pour la carte de Hiddel et Oswald, des bords arrondis dans l'article de Life. Dans le rapport Warren, des bords arrondis pour celle d'Oswald et carrés pour celle de Hidell, et que le revers est lui aussi différent. Dans celles du rapport, il n'y a pas de photo, tandis que dans Life, il y a bien une photo représentant Oswald au revers. On peut alors se demander comment, alors que le rapport Warren n'a pas encore été publié (les photos dans Life ne peuvent donc pas venir de là), un magazine peut avoir en sa possession des documents, que la commission Warren n'a pas (des cartes avec une photo au revers, donc, être mieux renseignée). Leurs informations ne devaient pas seulement provenir de l'enquête de leurs journalistes, mais d'une source beaucoup mieux informée (la CIA ?).
 
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Il y aura le journal "Northon Virginia Sun", qui dans son édition du 28 février 1964, s'interrogera sur son séjour en URSS (où il aurait été d'après eux un agent double) et sur le fait qu'Oswald pourrait être un agent de la CIA et un informateur du FBI.

Il y a un article (document ci-dessous) parlant de la découverte de deux fusils dans le dépôt de livre, un Carcano et un Mauser (interview de l'officier Roger Craig). Où on peut lire que Glen King, responsable des relations publiques de la police de Dallas, dira à un reporter "que le fait d'avoir trouvé un Mauser a semé la confusion". Prouvant bien que la police de Dallas a trouvé le fusil utilisé par del Vallée et l'a fait disparaître.
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Et aussi un article sur l'enquête du procureur Garrison de la Nouvelle-Orléans, paru dans le "Dallas Morning News" du 27 décembre 1967 (ci-dessous). Dans lequel Garrison dit qu'après un an d'enquête, il arrive à la conclusion qu'Oswlad était un agent de la CIA et il parle aussi du fameux télex parvenu au FBI. Et un second, où Garrison dit que Oswald était impliqué dans l'attentat mais n'a pas tiré sur Kennedy et que lui, Garrison (tout comme la CIA), connaît l'identité des véritables assassins.
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50) Y a-t-il eu des personnes qui ont eu vent de l'attentat avant qu'il ne se produise ?

Il y en a plusieurs:

- Rose Cheramie: La maitresse de Franck Sturges à l'époque (c'était une danceuse du night-club de Jack Ruby), avait connaissance de l'assassinat à l'avance, elle faussera compagnie aux équipes de tir qui se rendaient au sud d'El Paso, pour s'entrainer dans le ranch de Hunt. Retrouvée droguée par la police sur le bord d'une route près de Eunice, elle sera conduite à l'hôpital d'état de Jackson (Louisianne), où elle sera interrogée par la police et donnera une description de l'attentat à Dallas, deux jours avant qu'il ne se produise. Après l'assassinat, elle maintiendra que Oswald et Ruby se connaissent. Elle sera internée par la suite, puis libérée après l'attentat. On la retrouvera morte d'une overdose, et écrasée sur une route par un chauffard en septembre 1965 (l'autopsie révélera qu'elle était décédée avant l'accident).

J.A. Milteer: Responsable d'un groupe politique ultra conservateur (le NSRP), qui avait raconté la mort de Kennedy avant qu'elle ne se produise en décrivant l'attentat et aussi qu'il y aurait la capture d'un "bouc émissaire". Il avait raconté au téléphone à un informateur de la police de Miami, William Somersett (qui surveillait le NSRP et avait infiltré les milieux d'extrême-droite), que le président serait supprimé par de riches Texans influents avec l'aide de sympathisants d'extrême-droite, qui étaient à des postes clés.
Somersett en avertira le FBI, et le 10 novembre l'agent Peterson écoutera même l'enregistrement de la conversation. Il agira en envoyant un rapport et en y joignant une retranscription de l'enregistrement de la conversation, directement à Edgard Hoover, directeur du FBI et au Secret Service. La trace du rapport de Peterson disparaîtra des archives du FBI, mais un agent a dû bien faire son travail, étant donné qu'il aboutira au fameux telex envoyé le 17 novembre à tous les bureaux du FBI:
 
"Menace d'assassinat sur le président Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963. Information a été reçu par le bureau. Le bureau a déterminé qu'un groupe de militants révolutionnaires peut tenter d'assassiner le président lors de son voyage à Dallas, le 22 novembre 1963."
 
Et que l'on fera disparaitre après l'attentat, sur ordre de Hoover lui-même (fait confirmé au procureur Garrison par l'agent William Walther du bureau de la Nouvelle-Orléans, qui reçu le télex quand il était de garde et qui en avait fait une copie, qui ne sera pas détruite et qu'il transmettra à Garrison). Le rapport de Somersett disparaîtra lui aussi des archives de la police de Miami. Milteer mourra dans une explosion en 1974.

- Robert Morrow: Agent de la CIA et ingénieur en électronique, il travaillait avec l'agence pour des opérations spéciales depuis 1958. Il fait partie de "l'opération Mangouste" (opération secrète de la CIA pour la reconquête de Cuba et le renversement de Castro).
Il recevra un appel téléphonique de Yito, dit "Lido" del Vallée (le tireur du dépôt de livre) qui a été recruté par la CIA en avril 1962 pour l'opération Mangouste. Qui lui demandera 4 émetteurs-récepteurs non détectables. Morrows aura rendez-vous sur un aérodrome privé et ce sera David Ferrie qui récupérera les émetteurs radios avant de repartir pour la Nouvelle-Orléans. Le 10 novembre, il recevra un autre appel de Vallée, qui lui explique pourquoi le matériel va être utilisé: "pour le grand chef à Dallas, Kennedy va y avoir droit à Dallas". Le jour même, Morrows contacte son officier traitant à la CIA, Tracy Barnes, et lui rapporte les propos de Vallée. Barnes le rassurera en lui disant "que la CIA a la situation bien en mains".

- Eugene B. Dinkin: Ce témoin est peut-être le plus significatif étant donné que son histoire est confirmée par des documents de la CIA (ci-dessous, quelques mots sont censurés). Eugene B. Dinkin, était un soldat de l'US Army de 24 ans, basé en Europe à la base Américaine de Metz en France. Cette base abritait une antenne de la NSA et été chargée de l'écoute des communications d'Europe de l'ouest, pour l'agence de sécurité. Dinkin, qui avait une clearance "Crypto", s'occupe d'écouter, de décoder et d'analyser les télex, les télégrammes, les appels téléphoniques.
A la mi-octobre 1963, Dinkin intercepte une communication entre un membre de l'OAS et son contact (qui est en fait un agent de la CIA), et ils parlent tous les deux d'une tentative d'assassinat lancée contre Kennedy. Quelques jours plus tard il en intercepte une autre, qui confirme la précédente. Le 2 novembre, il y aura un message plus précis, l'attentat aura lieu au Texas et il implique des hauts gradés et des financiers d'extrême-droite. 
Dinkin hésite à avertir ses supérieurs, parce qu'il comprend que c'est une opération à un haut niveau, qui implique des personnes à des postes importants. En clair, il craint qu'on étouffe l'affaire. N'ayant pas droit aux communications à l'extérieur de part son statut, il demandera à un camarade de lui poster une lettre à l'attention de Robert Kennedy (on a jamais su si le frère de Kennedy l'a reçu et même lu, mais cette lettre existe et figure aux archives). Ayant averti ses supérieurs, qui diront ne pas se sentir concerné, Dinkin décidera de déserter le 4 novembre et d'en informer des pays alliés, en contactant différentes ambassades au Luxembourg. Seul l'ambassade d'Israël acceptera de le recevoir et promettra d'intervenir auprès de l'ambassade Américaine. Les 6 et 7 novembre il rencontrera deux journalistes, dans la salle de presse de l'ONU. Où il parlera avec les correspondants de "Newsweek" et de "Time-Life". Son périple se termine le 11 où il sera récupéré par l'armée, qui le placera aux arrêts et au secret, du 13 au 23 novembre 1963. Le 2 décembre il sera même interrogé par un agent du FBI. Le 4 décembre, il sera interné à l'hôpital Walter Reed aux Etats-Unis pendant 4 mois. Il sera rendu à la vie civile quelques années plus tard.
 
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Tout cela nous prouve que les autorités militaires, la CIA, la NSA, le FBI et le Secret Service ont bien eu connaissance de la tentative d'assassinat avant le 22 novembre 1963.


51) Qu'est devenue par la suite Marina Oswald ?

Elle se remaria avec un voyageur de commerce du nom de Kenneth Porter, en 1965. Elle en a eu une troisième enfant, un garçon. Ils divorceront en 1970. Marina accepte de temps en temps des interview et ne participera qu'à une seule émission de télévision. Les filles d'Oswald restent discrètes, mais June Oswald a tout-de-même participée à une émission de télévision Américaine dans les années quatre-vingt, où l'on peut voir qu'elle ressemble énormément à son père, et sa soeur Rachel, collaborera briévement avec l'équipe du film "JFK" de Oliver Stone.


52) Pourquoi dit-on "le sixième étage du dépôt de livres", alors que c'est en fait le cinquième ?

Il faut savoir qu'aux Etats-Unis, ils ne compte pas les étages de la même fàçon que nous. Ils compte le rez-de-chaussée, comme étant un "premier étage". Le premier étage en France est donc le deuxième étage pour eux, et ainsi de suite. Voilà pourquoi on dit toujours "le sixième étage du dépôt de livres", alors que concrètement c'est bien le cinquième étage.


53)  Kennedy avait-il une puce dans le cerveau, qui aurait été implantée par le programme "MK-Ultra" ?

Sincèrement, on peut en douter. Si le président avait été une "marionette" de la CIA, par le biais du programme MK-Ultra, il aurait alors été totalement manipulable, et ils n'auraient pas été obligés de le supprimer. Kennedy, était en passe d'être réélu en 1964 et avait une très forte côte dans l'opinion. Alors pourquoi, dans le cas oùi kennedy aurait été parfaitement controlable, par une puce dans la tête, vouloir se séparer d'un si bon élément ? Puisque la principale raison pour laquelle ils l'ont supprimé, c'est bien qu'il ne pouvaient pas le contrôler, et contre-carrer ses décisions. Voilà pourquoi franchement, je ne le pense pas.

 

 

Sources:
"JFK Autopsie d'un crime d'état", par William Reymond, Editions Flammarion;
www.historymatters.com;
www.6thfloormuseum.com.