ASSASSINAT DE JFK : ETUDE D'UN COUP D'ETAT (partie 10)

Publié le par Scaramouche

L'affaire Kennedy: La Foire aux Questions.

Pour conclure les articles sur l'assassinat du président Kennedy, voici une "foire aux questions", non-exhaustive, afin d'apporter des précisions supplémentaires, qui ne figurent pas dans les articles précédents. Afin de répondre à certaines questions que pourraient encore se poser les lecteurs. J'espère que chacun y trouvera son compte d'information (Évidemment, j'invite les lecteurs qui n'auraient pas lu les autres parties, à s'y reporter).


1) Qu'on entendu les personnes se trouvant sur Dealey Plaza ?

Sur les 416 témoins présents sur Dealey Plaza le jour de l'assassinat, 216 seront interrogé par le FBI sur l'origine des tirs, pour la commission Warren:

- 52 diront avoir entendu un ou plusieurs coups de feux venant du Grassy Knoll;

- 48 diront avoir entendu un ou plusieurs coups de feux venant du Texas School Book Depository (ce qui est aussi la direction du Records Dal Tex Building qui se trouve juste à côté);
- 5 diront avoir entendu un ou plusieurs coups de feux venant du Texas School Book Depository et du Grassy Knoll;
- 4 diront que les coups de feu semblaient venir d'ailleurs;
- 37 seront incapable de se prononcer;
- Et les 70 restants, on en sait rien, étant donné que l'on ne leur a pas posé la question!


Petite précision au passage. La commission Warren en a carrément récusé 40, pour cause soi-disant de "souvenirs erronés" (comme par hasard, 40 qui diront avoir entendu des tirs provenant du Grassy Knoll). Voilà pourquoi certains disent qu'ils n'y aurait que 176 personnes ayant entendu quelque chose. Mais malgré avoir été écarté par la commission Warren, ces 40 témoins maintiendront toujours leur déclaration. Et les 11 témoins se trouvant à quelques mètres de la limousine au moment des coups de feu, ne seront jamais interrogé par le FBI (mais il le seront par des enquêteurs indépendants, les autres commissions d'enquête dans les années qui suivirent). Et n'oublions pas que sur ces 416 témoins, il y a de nombreux hommes de l'équipe "camouflage" (qui bien sûr n'ont jamais était retrouvé ni interrogé).


2) Est-ce qu'il existe une preuve acoustique des coups de feu ?

Oui. Il en existe même deux. La première a était faite par un journaliste de la radio de Dallas, Sam Pate, présent sur Dealey Plaza. Il communiquera au FBI une copie de cette bande pour une expertise de l'enregistrement. Le FBI établira que "il y a la présence de bruits pouvant être interprété comme des coups de feu". Ils en informeront d'ailleurs la commission Warren. Cette dernière estimera que l'enregistrement n'avait pas été fait sur Dealey Plaza. Mais malgré tout, elle fera expertiser la bande par le Dr. Lawrence Kersta, du "Bell Téléphone Accoustics & Speech Research Laboratory". Dans une lettre du 17 juillet 1964 à la commission, il dira que:

"Le spectrogramme indique qu'il y a, dans un délai de 8 secondes, 6 bruits en tout (qui ne sont pas des voix). Dont une détonation qui n'est pas une voix, et on en entend par la suite trois autres... ...qui se produisent à 0,86 secondes, 1,035 secondes et 1,385 secondes après la première." Nous avons donc trois tirs d'affilés, se produisant en moins de 3,5 secondes (cela montre qu'Oswald n'a bien-sûr pas pût tirer les trois coups de feu qu'on lui attribut, dans un délai aussi court de moins de 4 secondes. Et démontre qu'il y avait bien plusieurs tireurs).

La commission ignorera le résultat de cette expertise, et ces conclusions ne figureront pas dans le rapport Warren.

Et il y a une seconde bande son, prise également sur Dealey Plaza, enregistrée par le "Dallas Police Department Dispach Transmission" du quartier général de la police de Dallas. Cet enregistrement a était fait de manière involontaire, par un policier à moto, l'officier MacLain, qui faisait partie du cortège (40 mètres derrière la limousine, à 8 voitures plus loin). Lorsqu'il était sur Main Street, juste avant d'arriver sur Houston Street, suite à un appel (canal 1), au lieu de remettre sa radio en mode "réception" (pour recevoir des messages), il l'a tout simplement laissé en mode "réception" (photo ci-dessous), ce qui fait qu'à partir de cet instant (12 h 28), par l'intermédiaire de la radio, tout ce qui s'est passé par la suite (l'enregistrement total dure 5 minutes), sera enregistré par la police de Dallas (vu que toutes les transmissions radio de la police sont enregistrées). Cela révélera le bruit des coups de feu tirés. (MacLain se trouvait à l'entrée de Houston Street, ayant fini son virage, quand il dira avoir entendu un premier coup de feu. A ce moment la limousine avait terminée son virage et commençait à remonter Elm Street).

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Certains prétendent que la radio de MacLain n'aurait pas pût faire entendre les coups de feu, parce qu'elle était sur le canal 1 (utilisé pour la surveillance du trafic routier normal), les autres éléments du cortège étaient sur le canal 2 (utilisé pour couvrir les événements importants). C'est vrai que le policier aurait dû être sur le canal 2, mais le canal importe peu, étant donné que, quel que soit le canal sur lequel on se trouve, au final tout est enregistré (c'est comme lorsque l'on change de station sur un transistor, que vous écoutiez n'importe quelle station, vous recevez toujours la radio).

Cette bande était détenue depuis 1963 par Paul McGaghren, à qui elle avait été remise personnellement. Il était à l'époque lieutenant du Dallas Police Department et l'adjoint de Curry, Chef de la police de Dallas. Devenu par la suite directeur de "l'Intelligence Division" dans les années soixante-dix, il remettra cette bande à une Commission d'enquête de la Chambre des Représentants en 1978, le "House Select Committe of Assassination" (HSCA), qui chargera "Bord Baraneck and Newman Inc" (BBN) de Cambriges, d'expertiser cette bande en mai 1978 (document ci-dessous du rapport de la commission, décrivant l'origine et la réalité de l'enregistrement).

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Une fois la bande nettoyée du "bruit de fond" et améliorée, elle fera entendre plusieurs coups de feu, parfaitement audibles, dont deux presque superposés (les deux derniers tirs à la tête, sont eux-aussi très rapprochés et correspondent parfaitement avec les mouvements de la tête du président). Et, l'amplitude entre le premier et le dernier tir, montre une durée totale supérieure (8,3 secondes), au délais couramment retenu par la commission Warren (5 à 6 secondes). Implicitement, le rapport Warren valide la durée de 8,3 secondes que montre la bande son, parce qu'il indique lui-même (page 49), par un calcul pour connaître la vitesse de la limousine, que la distance de 136 pieds parcouru par la voiture sur Elm Street, correspond à une durée de 8,3 secondes.  

Le BBN dira aussi que "Il y a 95% ou plus de chances que la séquence contienne des tirs venant du Grassy Knoll" et que ces tirs "venant d'armes à feu" ont "un bruit caractéristique d'une balle rapide de fusil" ("supersonic bullet"). Au contraire des balles de pistolets ("subsonic bullet") qui ont un bruit différent. En clair, un projectile tiré par un fusil ou une carabine, se distingue plus facilement, car il fait beaucoup plus de bruit (ces armes sont faites pour avoir une plus grande portée, la quantité de poudre est supérieure alors cela donne une détonation plus forte), que les balles de pistolet ou de revolver.

Il y aura même une reconstitution sur Dealey Plaza le 10 mai 1978, mais aussi sérieuse qu'elle fût, cette dernière commettra deux erreurs. La première, elle se base pour l'emplacement d'un tireur sur le Grassy Knoll, avec ce dernier étant derrière la palissade, alors que les tireurs étaient derrière le muret blanc, devant la palissade (voir question 3). La seconde, c'est qu'elle ne prendra comme origine possible des tirs, venant de l'autre côté, que le dépôt de livres. Alors que des tirs venaient aussi du Dal Tex Building, juste à côté (des détonations qu'ils ont attribuées au dépôt de livre ou qu'ils ont écartées, pourraient venir ou aussi avoir été confondu, avec ceux provenant du Dal Tex). Ce qui doit fausser quelque peu la précision de leur analyse.

Les experts de BBN éviteront de trop "se mouiller", comme on dit. Puisqu'ils ne retiendront que 4 tirs, alors que l'on en entend clairement 6 sur la bande (relevé spectrographique des détonations ci-dessous, où l'on voit bien que plus de 4 détonations sortent des limites du bruit de fond. En réalité il y eu plus de 6 tirs).

HSCA Vol8 0009a

Mais il est possible de déterminer à quel moment se produise les tirs (y comprit ceux non répertoriés, dont ils n'ont pas tenu compte) lorsque l'on a la séquence des coups de feu, calée sur le film de Zapruder, par rapport au dernier tir à la tête. Les détonations présentes sur la séquence montrent que :

- La détonation du premier tir se produit à partir de l'image 155;
- La détonation du second tir se produit à partir de l'image 197;
- Les détonations des troisième et quatrième tirs se produisent quasiment simultanément à partir de l'image 227;
- La détonation du cinquième tir se produit à partir de l'image 312; 
La détonation du sixième tir se produit à partir de l'image 325.


Les deux derniers sont très rapprochés (13 images d'intervalles, 0,702 millième, donc 70 centième de secondes entre les deux tirs, qui coïncident avec le moment où Kennedy est touché à la tête (voir question 45). Chaque détonations se faisant entendre pendant une demi seconde environ.

Voici les tirs, au moment où ils surviennent dans le film de Zapruder. Visuelemment, il ne peut s'agir que d'une estimation de ce qui s'est passé réellement, le film ayant été retouché. Mais cela nous donne une vision totalement différente de celle établie par la commission Warren. (*)

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Malgré cela, la commission du HSCA préférera rester prudente dans ses conclusions en disant: "On peut accepter l'hypothèse qu'un tireur d'élite a tiré du Grassy Knoll et que d'autres tirs provenaient d'un autre endroit." Ils n'ont sans doute pas voulu se mettre dans l'embarras, avec une preuve aussi flagrante, faisant entendre 6 tirs, alors que la version officielle n'en reconnait que trois.


3) Où se trouvait exactement les tireurs du Grassy Knoll ?

Les deux tireurs se trouvaient derrière le muret blanc qui se trouve devant la palissade. La majorité pense que les tireurs étaient derrière la palissade mais c'est une erreur. C'est un peu long à expliquer, mais cela se démontre concrètement. 

Sur la photo Polaroïd prise par Moorman (sur laquelle on voit l'un des tireurs portant un uniforme et un badge, que l'on surnomma "Badgeman", photo ci-dessous), on pourrait penser que "Badgeman" est derrière la palissade (certains disent qu'il se trouvait "dans le coin de la palissade", mais quand on regarde bien, on s'aperçoit très bien qu'il n'est nullement à cet endroit. Il y a plusieurs mètres entre le coin de la palissade et le coin du muret).

moorman--1-.jpg   Badgeman1.jpg

C'est parce que le muret et la palissade ne sont pas au même niveau, la palissade est plus haute, ça se remarque bien avec la partie gauche du muret lorsque l'on est assez près (photo ci-dessous). Et cela fausse alors totalement la perspective, lorsque l'on regarde le Grassy Knoll de loin (plus on s'éloigne et plus le muret et la palissade ont l'air d'être au même niveau). Voilà pourquoi plusieurs témoins diront avoir vu un tireur derrière la palissade, et comme il y avait aussi des complices derrière la palissade et le muret, cela a encore ajouté à la confusion.

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Contrairement à ce que l'on pourrait croire, être derrière la palissade, n'est pas la position de tir la plus adaptée. Il suffit de s'en rendre compte, en étant soi-même derrière la palissade, à la place qu'aurait occupé "Badgeman", pour constater de ce que l'on voit effectivement de cet endroit. On peut voir que le muret devant la palissade, nous cache une bonne partie de la route sur Elm Street.  Assez difficile de tirer sur le président, lorsque l'on ne peut même pas voir la route, donc la limousine. 

La seule vision acceptable de la route que l'on a de cette position, c'est quand on se tourne vers la droite. Mais cela n'aurait laissé qu'un moment très court pour tirer et ce que l'on appelle une "fenêtre de tir", beaucoup trop restreinte. Et ce n'est pas le seul inconvénient. Lorsque l'on vise l'endroit où Kennedy a été touché à la tête (de manière très précise, en tenant compte exactement de la position et de la hauteur de la tête, et non en visant la croix, qui marque l'endroit au sol), et bien il s'avère que le coin du muret blanc, se trouve sur la trajectoire du tir! (d'après une expérience précise réalisée sur le terrain, si on se met à la place où aurait été "Badgeman", si il avait été derrière la palissade).

Pour ce qui est de Max, comme on peut le voir sur la photo tirée du film de Nix (dans la partie 4), on voit bien qu'il ne se trouve pas derrière la palissade, mais derrière le muret blanc, vers le milieu. Roscoe White est derrière le muret blanc, mais à gauche, dans le coin.

Être derrière le muret blanc, est la position qui assure la vision la plus dégagée sur Elm Street (aucun obstacle ne se trouvait devant) et de cet emplacement ils étaient bien plus près de la cible. De plus, pour des visiteurs imprévus qui se trouveraient au loin sur le parking, déjà éloigné par un complice en tenue de policier qui surveillait la zone, les tireurs n'étaient pas visibles, puisqu'ils étaient cachés par la palissade. Avec des complices, pour tenir les témoins à distance, pour qu'il n'y est personne sur le parking et devant le muret blanc, l'équipe de tir du Grassy Knoll n'était pas visible de derrière (par le parking), et relativement peu de devant pour le public de Dealey Plaza éloigné, ne faisant pas attention plus que ça (dès que la limousine est arrivée, tout le monde ne regardait plus que ça).


4) Qui est "Badgeman" ?

"Badgeman" est Roscoe White, qui avait fait partie de la police de Dallas. Il portait son uniforme, qui pouvait toujours apporter quelques facilités durant l'opération. Et pour ne pas perdre de temps et pouvoir quitter plus facilement les lieux. Il était prévu qu'après l'attentat, il soit évacué de la ville en voiture par un autre policier (qui est l'agent Tippit).


5) Pourquoi l'identité de "Max" n'est-elle pas révélée ?

L'identité réelle de "Max" et en fait connue de plusieurs enquêteurs chevronnés de l'affaire Kennedy. Elle n'est pas révélée, car lorsque quelques enquêteurs s'y sont risqués par le passé, et bien la famille de Max, a attaquée systématiquement en justice. Alors, à partir de ce moment, pour ne pas avoir d'ennuis, les enquêteurs se sont mit à utiliser le surnom de "Max" (qui est le "nom de guerre" de l'individu en question), et n'ont plus indiqué sa véritable identité. Voilà pourquoi son vrai nom n'est pas divulgué.


6) Comment les tireurs sont-ils passés derrière la palissade pour rejoindre le parking et quitter Dealey Plaza ?

Avec leur entrainement respectif, d'anciens parachutistes de la Légion Etrangère (pour Max et Ladislas) et d'ancien Marines (pour Roscoe White), ils auraient eu la possibilité de sauter par dessous la palissade. Cela n'aurait pas été un obstacle infranchissable pour des "hommes de terrain" comme eux. Mais en fait, ils ont tout simplement contourné la palissade, en passant tout bêtement derrière (tout comme le feront d'ailleurs des gens du public après l'attentat).

Cela ne pose aucun problème pour passer derrière la palissade et se retrouver sur le parking derrière le Grassy Knoll. Etant donné que, entre ce que l'on appel "la pergola" (la construction en béton blanc le long de Elm Street) et la palissade, il y a un espace, la palissade ne touche pas la pergola, la palissade continue pendant quelques mètres et s'arrête, laissant un passage (photos ci-dessous). Il y a donc largement la place pour passer pour plusieurs personnes. 

vuepassagegrassyknoll.jpg  passagegrassyknoll.jpg

 

7) Qui se trouvait en fait derrière la palissade ?

Derrière la palissade se trouve deux complices, qui ont fait passer les armes aux tireurs qui sont de l'autre côté, derrière le muret blanc. Et qui récupéreront les armes après l'attentat, et partiront en ensuite en voiture, avec les autres membres qui assisté les tireurs du Grassy Knoll. Il y avait aussi un policier sur le parking, pour éloigner d'éventuels curieux (tout porte à croire que l'agent en question serait Tippit, mais ce n'est pas certain). Ils seront aperçu par Lee Bowers, de sa tour d'aiguillage, ainsi que le passage de trois voitures différentes, avant l'attentat.


8) Y-a-t-il eu de la "fumée", qui aurait été aperçue lors des tirs sur le Grassy Knoll ?

Une croyance répandue, par une interprétation un peu rapide de certains témoignages, a fait croire à cela. Non, il n'y a pas eu de "fumée" et pour une raison bien simple. Depuis le début du XXème siècle, toutes les armureries du monde, fabriquent ce que l'on appelle, des munitions à "poudre sans fumée". Donc, aucune fumée, quelle qu'elle soit, ne pouvait être visible par les témoins. La seule chose que les témoins ont pût voir, ce sont les "gaz" (bien visibles sur la photo montrant "Badgeman") qui ne sont nullement de la "fumée". Évidemment cela peut porter à confusion. Il s'agit en fait de l'air se trouvant dans le canon, qui se trouve expulsé par le projectile, lors du tir. Et cet air, transformé instantanément en gaz (par la chaleur et la vitesse) sort par la bouche du canon, puis s'évapore en un instant. Cela peut être visible pendant une seconde, mais devient pratiquement invisible à partir de quelques dizaines de mètres (comme on le voit sur la photo de Moorman, cela est visible uniquement après agrandissement). Ce qui a tendance à accentuer cet effet, est d'employer des projectiles légers (ils vont plus vites) ayant un très fort pouvoir d'expansion (ce qui correspond au type de munition utilisées par les tireurs). Voici un exemple avec ce tir d'une carabine calibre 30-06. J'ai choisi cet extrait parce que l'on voit les tirs de face et non de côté ou de derrière. Et que à la fin, il tire plusieurs fois d'affilé. Aucune fumée ne sort du canon en montant vers le haut.

 

Seul quelques témoins sur Dealey Plaza, diront avoir vu "de la fumée" et ceux arrivés sur le Grassy Knoll, diront avoir senti une odeur de "poudre". Mais de sa tour située à 50 mètres, je doutes que Lee Bowers ait pût voir le phénomène, étant donné que les tireurs se trouvaient dérrière le muret blanc, en contre-bas, de l'autre côté de la palissade. De sa position il n'a pas pût les voir, étant donné qu'en étant à cet endroit, ils n'étaient pas visibles pour lui et de plus, masqués par les arbres à proximité.


10) Qui a tué Tippit ?

Après l'attentat, Roscoe White et Tippit quitte Dealey Plaza dans une voiture de police, par le parking derrière le Grassy Knoll. Ils iront ensuite faire un arrêt devant le logement d'Oswald, où ils signaleront leur présence par deux coups de klaxon (on avait dit à Oswald, d'aller attendre les deux policiers dans le cinéma, pour être évacué. Voilà pourquoi il s'y est rendu sans tarder). Ensuite, Tippit qui conduit la voiture, ira dans la rue qu'on lui a indiqué, pour y attendre Oswald (on lui a dit d'évacuer White et Oswald en les conduisant hors de la ville, d'où ils seraient après transporté par avion hors du pays, par David Ferrie). Arrivé dans la rue en question, les deux hommes descendront de la voiture, pour attendre Oswald et aussi rejoindre Jack Ruby, qui est déjà dans la rue à les attendre. Une fois Tippit sorti de la voiture, il sera abattu par Roscoe White et Jack Ruby, qui tireront tous les deux sur lui.

L'expertise balistique montrera, en comparant les rayures des projectiles, que les balles provenaient de deux armes différentes, mais du même calibre ("38 spécial"). En outre, le policier qui trouvera les douilles à terre (indiquant manifestement que l'arme utilisée était un pistolet, si l'on avait tiré avec un revolver les balles seraient restées à l'intérieur du barillet. Pourquoi Oswald aurait retiré les douilles qu'il venait de tirer ? Pour faire exprès de laisser des traces pouvant l'incriminer ? D'ailleurs, le policier mentionnera dans son rapport les encoches caractéristiques visibles, laissées par un système d'éjection de pistolet automatique). Il marquera (selon la procédure) les 4 douilles de ses initiales avec un couteau. Lorsque les douilles reviendront du laboratoire du FBI après expertise, il remarquera que la gravure des initiales n'y est plus, et refusera catégoriquement de les identifier, lorsqu'il sera entendu par la commission Warren. La commission trouvera la parade en les faisant authentifier par un autre policier.

On peut aussi ajouter un élément déterminant, prouvant que le policier n'a pas menti, concernant le fait que les douilles qui reviennent du FBI ont bien été éhangées et ne sont plus les mêmes. Le rapport HSCA (dans le chapitre sur le meurtre de Tippit, volume VII, pages 373-374-375) dit que les quatre balles qui atteindront Tippit seront envoyées au laboratoire de la police de Dallas pour expertise, et les douilles retrouvées à terre au laboratoire du FBI. Et les raports qui reviendront à la suite des expertises seront contradictoires. En effet, le rapport sur les balles, dira que une balle provenait de la manufacture Western Cartridge Co et les trois autres de la manufacture Remington-Peters. Tandis que le rapport sur les douilles, dira que deux douilles provenaient de la manufacture Western Cartridge Co et les deux autres de la manufacture Remington-Peters. Nous avons donc bien la preuve que les douilles ont été remplacées par d'autres et que le policier qui avait gravé ses initiales avait bien dit la vérité. Pourquoi remplacer les douilles retrouvées sur place par d'autre, avant leur expertise par le FBI, si ce n'est pour éviter d'avoir un rapport mentionnant qu'elles n'ont pas été tirées par un revolver, mais par un pistolet automatique.

Une autre chose est étrange. Le rapport HSCA nous apprend également que le revolver retrouvé sur Oswald est un Smith & Wesson, modèle "Victory", n° V510210, calibre 38. Et que cette arme avait ce que l'on appelle, été "rechambrée", pour pouvoir tirer des munitions de calibres 38 Spécial (le canon et le barillet du revolver avait été ré-usiné pour pouvoir tirer un autre calibre). On peut alors se demander pourquoi Oswald aurait acheté un calibre 38, pour ensuite se compliquer la vie à le faire rechambrer, pour tirer du 38 Spécial (au lieu tout simplement d'acheter directement un revolver de ce calibre). Mais nous savons déjà que c'est Ruby qui lui a donné l'arme. Et cette technique est une vielle combine de la Mafia pour "camoufler" une arme recherchée, qui aurait servie à tuer quelqu'un, étant donné que le canon indique un autre calibre, que celui des munitions qui sont tirées (comme au Texas, tout le monde avait le droit de posséder et d'avoir une arme sur lui, si l'on recherche un 38 Spécial, si l'on trouve sur un suspect un calibre 38, les policiers ne chercheront alors sans doute pas plus loin et cela peut permettre, avec de la chance - si le policier n'ouvre pas le barillet - de passer "entre les mailles du filet" lors d'une fouille, au cas d'une arrestation ou d'une verification d'identité.


11) Pourquoi Roscoe White, alors qu'il est un des tireurs du Grassy Knoll, n'apparaît-il pas sur les photos prises de Max et Ladislas, lors de leur arrestation par la police de Dallas ?

Roscoe White avait déjà quitté les lieux dans une voiture de police, probablement conduite par Tippit. Il n'a pas était arrêté avec les autres dans la gare de triage et ne figure donc pas sur la photo.


12) Le Mannlicher Carcano a-t-il servi le 22 novembre ?

L'examen à la paraffine montrera que Oswald n'a pas tiré ce jour-là. On retrouvera des traces de poudre sur ces mains (dût au revolver que lui a remit Ruby), mais pas sur sa joue. De plus, la culasse de l'arme était usée. Et a montrée plusieurs ratés lors des essais d'ejections, pendant les manipulations par les enquêteurs. De plus, on ne trouvera aucune empreintes d'Oswald sur le fusil. Détail supplémentaire, l'intérieur du canon était encrassé et la lunette de visée, réglée pour un gaucher (Oswald est droitier). 

 

(*) Ces images sont tirées de la séquence qui figure dans le documentaire de la BBC cité dans les sources. Voilà comment je peux dire que "6 coups de feu se font entendre et non 4 seulement".
 

Sources:
"JFK Autopsie d'un crime d'état", par William Reymond, Editions Flammarion;
"Top Secret n°10";
"JF Kennedy, l'assassinat d'un rêve", documentaire de la BBC pour la chaine Channel Four";
"The Final Report of the Assassination Records Review Board" (AARB);
"ARRB Master Set of Medical Exhibits";

"HSCA Final Assassination Committee", HCSA Appendix to Hearing, Volume VI, VII et VIII