ASSASSINAT DE JFK : ETUDE D'UN COUP D'ETAT (Partie 6)

Publié le par Scaramouche

Le corps de Kennedy fût retouché avant l'autopsie de Washington afin de conforter la version du tireur isolé.

Le départ du corps de Kennedy de Dallas.

Tout de suite après l'attentat, ce 22 novembre 1963, le président est conduit à toute allure au Parckland Memorial Hospital de Dallas. Les médecins s'occupent de lui et font le maximum, mais bien sûr, les blessures à la tête, ayant provoqué des dégâts mortels, ils ne pourront que constater le décès du président. Le corps est donc mit dans un cercueil, et conduit à l'aéroport pour le ramener à Washington.
 
Le corps est placé dans un cercueil couleur bronze (marron). Et nous avons à ce sujet le témoignage de l'infirmier, Aubrey Lee Rike:

 CERCUEIL-DALLAS.jpg

"Nous avons mis le corps du président dans un cercueil de cérémonie couleur bronze, au Parckland Memorial Hospital le 22 novembre 1963...
...Nous avons mis le corps dans un drap. Il y avait encore tout plein de sang, à cause de la blessure dans le dos, alors, on n'a mis des linges sur le matelas en plastique du cercueil, pour éponger ce sang. Voilà, on l'a mis dans le cercueil, qu'on a fermé."

Le cercueil de Kennedy, transporté dans Air Force One (cliquez pour agrandir):
CER.DEPARTDALLAS
 
Ce qui s'est passé à l'intérieur de l'avion présidentiel "Air Force One".
 
Le cercueil est chargé dans l'avion, mais pas dans la soute. Il est mit dans la cabine, dans une des pièces de l'avion (dans laquelle se trouve une porte d'accès à la soute). Jackie ne veut pas quitter le corps et le veille. 
Evidemment, tant que Jackie reste auprès du corps, ils ne peuvent rien faire. Alors, ils trouveront une parade. Et vous comprendrez pourquoi Lindon Johnson voulu prêter serment et prendre ses fonctions, si rapidement. (A ce moment, l'entourage de Johnson disait: "que le Vice-Président était peut-être aussi en danger, qu'il fallait d'urgence que le nouveau Président prenne ses fonctions, qu'il fallait vite rassurer le peuple Américain",...). 
(Juste après le serment, Albert Thomas, un membre du Congrès, fait un clin d'oeil à Lindon Johnson et on devine ce dernier en train de lui sourire. Comme vous pouvez le voir, à l'extrême gauche sur la seconde photo, où d'ailleurs la lumière du plafond a été allumée. Cette attitude assez déplacée, veut-elle dire que Thomas était au courant de la tentative d'assassinat ?)
JOHNSON
LBJwinks
Dans la soute, dans le cercueil métallique, il y a le corps de l'agent Halterman. Le but des agents du Secret Service, en tous cas de ceux qui sont complices, et de procéder à l'échange des corps, à l'aide de la trappe par laquelle on peut accéder à la soute (1).
Jackie ne voulait pas quitter le corps de Kennedy, elle souhaitait continuer à veiller le corps de son mari. Elle ne le fit qu'à contre-coeur, parce qu'il y avait la prise de pouvoir et le serment de Lindon Johnson. Ce dernier lui fit dire que, en tant que veuve du Président, elle se devait d'y assister. Alors, consciente de son rôle de "première Dame", elle se laissa convaincre. Tout le monde sera réunit pour y assister, dans la "salle de conférence". Ce qui laissa en tout près de 20 minutes pour procéder à l'échange. 
 
 
Les cercueils prennent deux chemins différents.
 
Une fois la substitution effectuée, après l'atterrissage à la base d'Andrews, à Washington, le cercueil qui est descendu d'Air Force One ne contient plus le corps du Président, il contient le corps de l'agent Halterman (2). Pendant que le corps d'Halterman part dans l'ambulance pour l'hôpital de Bethesda, ils sortiront le cercueil métallique par la trappe arrière (dans lequel il y avait Kennedy), pour l'emmener en hélicoptère jusqu'à l'hôpital militaire de Walter Reed (le trajet ne prend pas plus de 6 minutes). Afin de se livrer à des modifications sur le corps, pour que les blessures puissent correspondre à la thèse d'un tireur unique, qui aurait tiré "de derrière". Un infirmier de l'hôpital Walter Reed, dira avoir vu, le 22 novembre vers 18 heures, un hélicoptère atterrir sur le toit de l'hôpital et décharger une grande caisse métallique grise, qui fût amener à la morgue. La caisse repartie 20 minutes plus tard, toujours en hélicoptère.
 
Pendant ce temps, le cercueil couleur bronze (qui contient Halterman) est en route pour Bethesda, et tout le monde voit en lui le cercueil contenant la dépouille du Président. Mais c'est le cercueil en métal gris, qui arriva le premier à Bethesda par hélicoptère. L'ambulance contenant le corps d'Halterman arriva bien à l'hôpital de Bethesda, avec Jackie et Robert Kennedy à son bord, qui avaient accompagné le corps, et qui furent déposés devant l'entrée de l'hôpital. L'ambulance, poursuivant son chemin, s'est alors dirigée vers la morgue. Mais cela, indiqué dans un compte-rendu de l'autopsie réalisé par le FBI (réf: DL 100-10461/cv), ne coïncide pas avec la déclaration des infirmiers, qui verront arriver à la morgue le cercueil métallique gris, par un chemin différent et inhabituel. Et pour cause, celui-ci était arrivé auparavant par hélicoptère.
Donc, les cercueils prirent bien des chemins différents, mais arrivèrent finalement tous les deux à Bethesda. Que devint ensuite le corps d'Halterman ? En fait, le cercueil contenant le corps d'Halterman, a bien été réceptionné et placé dans une pièce de la morgue, avant d'être transporté plus tard dans un crématorium pour y être incinérer (3). 
 
 
Les modifications "post-mortem" faites pour accréditer la thèse "Oswald, tireur unique".
 
Le cerveau, qui a à peu près la consistance de la gélatine, aurait trop facilement permit de suivre la trajectoire des deux projectiles tirés à la tête. C'est pour cela qu'il a été retiré, et après avoir été déclaré "Secret Défense" (interdisant d'y avoir accès, donc toute expertise médicale), il a complètement disparu. 
 
Le tir dans le dos, le trou en-dessous du cou, y fût laissé car il pouvait correspondre avec la balle à la gorge est faire croire à un orifice d'entrée. La perforation de face, avait déjà été "élargie" par les médecins de Dallas, qui avait procédé à une trachéotomie. Cela arrangea leurs affaires car cela faisait penser à un orifice de sortie. Mais il y a tout de même une possibilité qu'ils l'ait agrandie, car à Dallas sa taille mesurée, était bien plus petite. (De plus, lorsque l'on compare avec le trou dans la cravate, il y a bien une différence de taille, c'est le cas de le dire).
 
Les blessures à la tête, qui étaient au départ, dans la zone arrière droite du crâne, avec un orifice de sortie dans la partie haute et un autre plus bas, ont été agrandies jusqu'à faire se rejoindre les deux blessures. Ce qui fait que pratiquement toute la partie arrière droite du crâne se trouva à manquer. Le trou provoqué par le tir à la limite de la tempe et du front, plus haut au-dessus de l'oeil droit (le deuxième tir), a été effacé de la même manière, en prolongeant simplement jusqu'à cet endroit, l'agrandissement des blessures du crâne. Pour faire croire à un seul et même impact, donc un seul coup de feu. Comme pouvez le voir sur l'illustration ci-dessous:
trajetballe1
Le trou provoqué par le tir derrière l'oreille droite (le premier tir), fût masqué par une intervention "esthétique", enfin si l'on peut dire. 
Comme vous pouvez le voir sur ces photos. La photo couleur nous montre une zone sombre, à l'endroit de l'impact avec une longue coulée de sang, ainsi qu'un curieux manque de peau, un "arrondit" au niveau du lobe de l'oreille (sans doute du fait de la trajectoire de la balle). Sur la photo en N & B, nous pouvons remarquer que la partie arrière de l'oreille à l'endroit de son point d'attache avec la tête, n'est pas normal. On voit bien 3 "creux" réguliers, derrière l'oreille. C'est bien visible, on a vraiment l'impression qu'il y a dû y avoir des "découpes" ou une manipulation quelconque de la peau à cet endroit. Et à l'endroit précis d'entrée de la balle (l'arrondi sur le lobe nous indique assez clairement sa trajectoire), nous avons une cicatrice plus ou moins ronde, au centre de laquelle on voit un tout petit trou (4).
 
2emetir    oreille1    oreillearriere
 
Une blessure a été ajoutée dans le dos, sous l'omoplate droite, pour qu'il y ait, une "troisième balle" pour ainsi accréditer la version préparée à l'avance, et également fournir une explication pour la provenance de la balle de Manlicher Carcano trouvée à Parkland, la "balle magique". (Car cette impact n'est pas visible, ni sur la chemise, ni sur la veste de Kennedy. Cela prouve que c'est une blessure ajoutée sur le corps par la suite).
Cela donnait trois impacts de balles, pour pouvoir coïncider avec la version officielle: "trois balles ont été tirées".
 
 
Trois séries de photographies différentes, pour un seul corps.
 
Une preuve supplémentaire d'intervention sur le corps, c'est que les photos qui furent présentées, officiellement, comme étant celles de l'autopsie de Bethesda, ont en fait été prises à Walter Reed. Car sur les photos où l'on voit le sol (qui ont disparu depuis), le carrelage est différent de celui de la salle d'autopsie de Bethesda, tout comme d'ailleurs celui de l'hopital de Dallas. Par contre, c'est exactement le même que celui de la morgue de Walter Reed. C'est un détail qui s'est avéré facile à vérifier. Avec cet indice, on se rend compte que les photos que l'on prétend avoir été faites durant l'autopsie officielle, ont été prises en fait à Walter Reed, après s'être livré à une intervention sur les blessures au préalable (5).
Ce qui fait qu'il y a trois séries de photographies: celles de Dallas, celles faites à Walter Reed, et celles de l'autopsie officielle à Bethesda. Voici les photos ci-dessous: (6)
 
blessure gorge face photoNBarriere.jpg CRANE KENNEDY crane kennedy dessus BALLE BLESSURE COU SORTIE  autotete.jpg
 
De plus, il est d'ailleurs parfaitement établit qu'en ce qui concerne le rapport rédigé par les médecins de Dallas, les agents du FBI n'en ont pas voulu. Ils ont catégoriquement refusés de le prendre, malgré l'insistance des médecins. Et pour cause, les agents savaient que son contenu était bien-sûr complètement différent, du rapport qui serait fait après l'autopsie officielle.
 
 
L'arrivée du corps de Kennedy à l'hôpital de Bethesda.
 
Le soir du 22 novembre, des membres du personnel de Bethesda remarquèrent l'arrivée à 18h40 d'un hélicoptère, quelques minutes avant de réceptionner le cercueil (ce qui donne un trajet de 20 minutes en hélicoptère, depuis Walter Reed). Pour l'autopsie, à 18h45, le médecin James Humes, un Commandant de la Navy (7) demanda que l'on amène le corps de Kennedy, pour le mettre sur la table d'autopsie. Les infirmiers amenèrent le corps et à la sortie du cercueil, on s'aperçoit bien que ce n'est pas du tout comme ça que le corps a quitté Dallas:

Nous avons sur ce point le témoignage de Paul K. O'Connor, l'un des infirmiers de l'hôpital de Bethesda:

CERCUEIL-WASHINGTON.jpg

"(Le 22 novembre) Le corps est arrivé ce soir-là dans un cercueil métallique gris... ...Nous avons ouvert le cercueil, Il y avait une enveloppe en plastique gris, un sac fermé avec une fermeture-éclair, nous l'avons ouvert et le président a était posé sur la table. Il était complètement nu, sauf un linge qui entouré sa tête... Nous avons retiré le linge autour de la tête, il y avait juste une fine bande de gaze sur le trou... ...Oui, je me souviens, j'ai baissé la tête pour regarder par le trou et je me suis dit: "Mon Dieu, il n'y a plus de cerveau"."
 
Voilà la photo du cercueil métallique en question, posé sur un chariot: 
shipcasket.JPG 
Il y avait donc bien une différence entre le cercueil partit de l'hôpital de Dallas, et celui qui arriva à la morgue de l'hôpital de Bethesda. En plus de l'état du corps, différent lui-aussi. Une preuve qu'il y a bien eu échange des corps, durant le vol entre Dallas et Washington. Les témoins présents à l'arrivée à Andrews ne pouvaient pas se rendre-compte de la substitution, le cercueil qui avait quitté Dallas était couleur bronze, et celui sorti de Air Force One devant les caméras était de la même couleur, ils étaient identiques. Cette substitution leur permis d'avoir le temps nécessaire pour modifier les blessures et pour retirer le cerveau.
 
 
Les deux autopsies officielles.
 
Pour ce qui est de l'autopsie officielle, cela serait beaucoup trop long à détailler ici. Mais il y en a eu deux, ce 22 novembre, la première, suite à quoi Humes brûla son premier rapport. Et il y en eu une seconde. On se demande pourquoi le médecin détruisit ce premier rapport, c'est simple, c'est que celui-ci ne correspondait pas à la "version officielle" définie à l'avance. Et comme il contenait des renseignements qui pouvaient être contradictoires avec le second rapport d'autopsie, "final et définitif", il ne fallait surtout pas que quelqu'un le lise. (Il n'est pas si facile de rendre crédible un mensonge, face aux preuves "matérielles", surtout en médecine légale. Il y a forcément dût y avoir une certaine forme d'improvisation et de confusion, à un moment donné, qui ont dût engendrer erreurs et malentendus)
 
Ce qui leur posait problème, c'était l'ouverture faite dans le crâne de Kennedy pour retirer le cerveau (Le ou les "retoucheurs" de Walter Reed avaient en fait beaucoup trop abîmé la boite crânienne. Il y avait de multiples fractures et certains morceaux ne tenaient plus que par la peau. Ils n'avaient pas dût y aller de mains mortes!). Alors ils tentèrent de trouver un moyen de pouvoir faire les photos malgré tout, afin de pouvoir étayer la version officielle, que tout cela "tienne la route", comme on dit, mais ça n'allait pas (d'où la destruction du premier du rapport d'autopsie). Alors ils décidèrent de tout recommencer, avec une seconde autopsie. Ils firent appelle à un embaumeur, John Ligget, pour retoucher le visage, qui avait été abîmé (pas particulièrement par les tirs, mais plutôt par l'acte de retrait du cerveau). Et surtout pour pouvoir retrouver une "partie arrière" du crâne "correcte", pour pouvoir faire les photos. (Il se peut aussi qu'ils aient peut-être utilisé un autre corps. Mais en se basant sur d'autres éléments visibles, le corps semble bien être le même).
 
Durant l'autopsie, plusieurs militaires, des officiers de haut-rang, les agents du Secret Service Kellerman, Greer et O'Leary (qui apportèrent la balle de calibre 6,5mm, censée avoir été trouvée sur un branquard à Dallas, pour correspondre au Manlicher Carcano qu'aurait utilisé Oswald), ainsi que des agents du FBI et de la CIA, étaient bien présents. Voyez cette page du compte-rendu à l'intention du FBI, ci-dessous:
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Plusieurs fragments (photos ci-dessous), de différentes tailles furent retirés, principalement de la tête (mais beaucoup n'ont pas étaient retrouvés, vu qu'ils étaient présents dans le cerveau, et que celui-ci avait été retiré).
Humes, il le reconnaitra par la suite, ne s'est pratiquement pas préoccupé de la blessure à la gorge. S'il l'avait examiné, il en aurait retiré de nombreux autres fragments (8).
 
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Et une balle fût aussi retirée du corps et remise à deux agents du FBI.
(Concernant ces fragments, vous allez connaitre leur origine juste après et pour ce qui est de la balle extraite du corps, vous en saurez plus à ce sujet un peu plus loin).
 
 
Quelles armes ont utilisé les tireurs ?
 
Les tireurs David Sanchez Moralès et Eladio Del Vallée, qui étaient respectivement dans le Dal Tex Building et le Texas School Book Depository, avaient des fusils Mauser, calibre 7,92mm. Le modèle "Gewehr 43", pour tireurs d'élite (photo ci-dessous), pas le modèle 98K réglementaire pour le fantassin de base. 
Les trois premiers enquêteurs arrivés au Dépôt de livres (des shériffs fédéraux), trouvèrent au 6ème étage, un fusil Mauser identique. Ils le remirent à la police de Dallas et rédigèrent même un rapport (il y eu d'ailleurs deux déclarations en début d'après-midi, mentionnant que le fusil retrouvé était un "Mauser"). Quand ils revinrent une heure plus tard, ce fusil avait disparu, et le Manlicher Carcano était présenté à la presse.
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Les tireurs Roscoe White et "Max", ont utilisé des carabines de calibre "30-06 Springfield". Ils savaient que ça serait eux qui auraient la meilleure position de tir et qui seraient les plus proche de la cible, par rapport aux autres tireurs. Alors, afin de faire le plus de dégâts possibles, et d'avoir le plus de réussite dans leur tentative de supprimer le président, ils choisirent de tirer avec des carabines, pour pouvoir utiliser des cartouches (9). 
Les armes étaient des carabines Winchester, sûrement le modèle "M 70", abbréviation pour "Model 70" (photo ci-dessous). C'est une bonne arme de chasse, de grande précision, très appréciée à l'époque par les tireurs d'élites de l'armée, surtout chez les "Marines" (d'ailleurs, bon nombre d'entres eux, pendant la guerre du Vietnam, préférèrent utiliser cette carabine, plutôt que d'utiliser leur fusil réglementaire, comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous (cliquez pour agrandir).
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De plus, une chose dont on est certain, c'est que les tireurs ont tous utilisé un système de visée additionnel.
 
 
Petite précision balistique: La différence entre une "balle" et une "cartouche".
 
Une "cartouche" provoque des blessures plus sérieuses que ne le ferait une "balle". La cartouche libère son énergie en éclatant en plusieurs petits fragments, ce qui est bien plus destructeur qu'une balle (10). Cette dernière, même si elle peut se retrouver plus ou moins déformée et qu'elle peut ressortir, elle reste en un seul morceau et donc dégage moins d'énergie cinétique. Tandis que la cartouche se fragmente à l'intérieur, avec un effet d'expansion. Et en même temps qu'elle se fragmente, elle continue de poursuivre sa trajectoire.
Et cela nous est d'ailleurs confirmé par les constations du médecin, comme vous pouvez le voir sur la page du compte-rendu ci-dessous, nous indiquant bien dans le dernier paragraphe que: "approximativement 40 particules d'une balle désintégrée et des traces, indiquent que le projectile a dû se fragmenter en passant à travers la région du crâne". C'est exactement ce que fait une cartouche.
Image3
Voilà pourquoi il y a eu des "projections" de sang aussi impressionnantes, à la sortie des projectiles à l'arrière du crâne.
Voici l'exemple d'une cartouche prise au hasard, partiellement fragmentée, sur la photo ci-dessous (je précise qu'elle n'a rien à voir avec Kennedy, c'est pour vous montrer).
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(Bien sûr, au niveau du vocabulaire, les termes "balle" et "cartouche" sont utilisés par tout le monde, indifféremment, dans le langage courant).
 
Le projectile qui traversa le pare-brise (le premier tir), dût perdre quelques tous petits fragments en route avant d'atteindre Kennedy (vue qu'elle avait touchée un obstacle, elle a dût commencer à se fragmenter pendant quelques centièmes de secondes, avant de toucher le président). Cela n'en a pas moins causé une sérieuse blessure à la gorge de Kennedy, vu la grande vitesse en mètre/seconde que peut parcourir une balle, et la courte distance entre le président et le pare-brise. Mais ralenti par le pare-brise, elle n'a pas traversée le cou, elle est restée à l'intérieur. Si elle n'avait pas eu à traverser le pare-brise, elle serait ressortie, provoquant un jet de sang, comme pour les blessures à la tête (11).
 
 
On a fait disparaître la balle reçue dans le dos, pendant l'autopsie officielle.
 
Pendant l'autopsie à Washington, une balle fût retirée du corps de Kennedy par humes et il l'a remit à deux agents du FBI, Francis O'Neill et James Sibert (document ci-dessous).

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Voici la traduction du texte du reçu donné par l'officier commandant l'hopital de Bethesda aux deux agents auxquels la balle a été remise (12): 

"22 Novembre 1963
De: Francis X. O'Neill Jr., agent du F.B.I. et James W. Sibert, agent du F.B.I.

A: Capitaine J.H. Stover, officier commandant U.S. Naval Médical School, National Naval Medical Center, Bethesda, Maryland.

Nous soussignés déclarons avoir reçu une balle extraite par le commandant James J. Humes, USN, à cette date. 

Francis X. O'Neill Jr. (signature)
James W. Sibert. (signature)"
 
C'est là qu'il ne faut pas se méprendre en spéculations hâtives. Beaucoup pensent, avec cette balle remise aux deux agents, que nous serions alors en présence "d'une autre balle". Pas du tout. Cette balle n'est en rien une balle supplémentaire, c'est en fait la balle que Kennedy a reçu dans le dos. Pour ce qui est des autres "balles", il n'y avait en fait plus de "balles" proprement-dites à récupérer, puisque c'était des cartouches (elles se sont donc désintégrées en plusieurs tous petits morceaux).
La balle dans le dos leur posait plusieurs problèmes. Elle était d'un calibre différent (7,92mm), que les autres projectiles reçus par Kennedy (les trois cartouches 30-06) et cela prouvait qu'il y avait bien eu plusieurs tireurs. Elle aurait pût aussi permettre une authentification du fusil utilisé, par ses rayures (au contraire d'une cartouche qui, "se détruisant d'elle-même", ne laisse aucun moyen d'identifier l'arme employée). Donc ils leur fallaient s'en débarrasser (13).
 
 
Ces manipulations montrent que le complot aura duré jusqu'au bout.
 
Nous pouvons bien voir l'étendue de la conspiration et jusqu'où ils furent capable d'aller, pour accréditer la thèse "Oswald tireur isolé". Et bien-sûr de faire disparaitre des preuves. Le nombre exact des participants au complot, de prés ou de loin, n'est pas connu avec certitude. Mais ils furent présent à tous les niveaux de l'Etat et les services fédéraux les plus prestigieux furent impliqués: Des hommes politiques savaient; le Secret service était complice pour ne pas intervenir; le FBI pour s'occuper, entre autre, de confisquer les films et les appareils photos des témoins; les quatre tireurs, les exécutants et les préparateurs de l'assassinat, faisaient tous partie de la CIA; la mafia a fournie une certaine logistique et une main d'oeuvre dévouées, aux ordres; la police de Dallas à jouer le jeu, pour de multiples raisons, dont la plus importante, celle d'avoir faciliter le meurtre de Oswald par Jack Ruby pendant son transfère; et le complexe militaro-industriel y a vu son intérêt par la promesse d'une guerre, celle du Vietnam, qui leur rapporteraient des centaine de millions à chacun; le tout finançé par le milliardaire Texan, L.H. Hunt.
 
On peut dire que nous avons là, l'exemple de ce que sont capable des hommes sans scrupule, uniquement guidé par le pouvoir et l'argent. D'autant plus qu'ils ne ce sont pas arrêté là. Ils ont ensuite tués l'autre frère. Robert Kennedy y a eu droit lui-aussi. Tout comme Martin Luther King d'ailleurs. 
 
(1) Nous le savons, par Robert Bouck, l'un des agents qui y a participé, et qui des années plus tard, prit de remords, racontera toute l'histoire. (Beaucoup n'y croient pas, parce que selon eux: "ce serait impossible d'y faire passer un corps". Mais bien-sûr que l'on pouvait y faire passer un corps, puisque cet accès était justement fait pour accéder à la soute. Vous imaginez les ingénieurs de Boeing, concevoir la porte d'accès à la soute, en choisissant des dimensions par lesquelles un corps ne pourrait pas passer?)
 
(2) Une théorie circula à un moment, disant qu'il devait sans doute être vide. Il faut dire qu'à l'époque, on ne connaissait pas encore la mésaventure de l'agent Halterman. Et un cercueil vide aurait peut-être semblait étonnant, par une différence de poids significative. (Pour savoir se qui est arrivé à Halterman, voir la Partie 1).
 
(3) Et, malgré que sa famille apprit sa mort, qualifiée officiellement de "disparu en service", les restes ne furent jamais remis à la famille, elle ne les a jamais récupéré. Et si Halterman figure bien sur les documents jusqu'au 21 novembre 1963 (il était un agent du Secret Service, "détaché" du bureau de San Antonio) à partir de cette date, on ne trouve plus aucun document le concernant, il n'y a plus aucune trace. (Et tous les anciens agents du Secret Service interrogés, resteront tous très vague dans leur réponses, lorsqu'ils seront questionnés à son propos).
 
(4) Parce que, si le trou de la balle n'a pas été "rebouché", c'est que nous n'avons pas là le corps de Kennedy. Cela voudrait dire que les photos auraient était faites avec un autre corps (d'autant plus que l'on ne voit pas le visage, on ne voit que l'arrière du crâne).
 
(5) Malheureusement, je n'ai pas trouvé de photos à montrer en "plan large", pour y voir le sol. 

(6) Il est vrai qu'avec les photos, on finit par s'y perdre. De plus, celle de l'autopsie officielle, montre l'arrière du crâne, quasi-intact, avec simplement deux trous, bien ronds. A la différence des autres photos, qui le montre très abîmé. Des photos présentées comme ayant été prises à Bethesda (22 en couleur et 18 en N&B), ce sont les seules photos qui subsistes. Toutes les autres ont mystérieusement disparues du rapport, qui était conservé aux archives nationales.
 
(7) Il était médecin mais il n'avait pas du tout la spécialisation de "légiste". Petite précision au passage, on dit toujours "l'autopsie de Washington", Bethesda est une ville qui se trouve en fait dans la banlieu, à côté de Washington DC.
 
(8) Durant l'enquête on en ramassa plusieurs à l'intérieur de la limousine, éparpillés un peu partout.
 
(9) Le calibre "30-06" en norme américaine, correspond au calibre 7,62mm pour l'Europe (les Américains calculent le calibre des munitions en centième et en millième de pouce, alors que pour les Européens, c'est en millimètres). 
 
(10) Voilà pourquoi les témoins ont tous dit, et ça se voit aussi sur le film de Zapruder (même si le film a été modifié et cette partie retouchée, pour éviter de voir les "jets" de sang, ils étaient bien obliger de garder le "coup" à la tête) qu'ils avaient vu le crâne du président "éclater". Cela est dût à l'utilisation de cartouches de chasse métalliques (et non de balles "spéciales" ou "explosives", comme le pensent certains).
 
(11) Pour ceux qui croiraient que "la balle n'a pas pu traverser le pare-brise parce qu'il était blindé", je les renvoie à la photo dans la Partie 4. Et pour plus d'informations sur le blindage de la limousine, à la réponse 34, de la "Foire aux questions", dans la Partie 12.
 
(12) Obtenu par la Loi FOIA, sur les documents secrets déclassifiés. 
 
(13) La donner comme ça, à des agents du FBI, peut paraitre une manière un peu trop "directe", mais aussi étonnant que cela puisse paraitre, ça c'est bien passé de cette façon.
 

Sources:
"J.F. Kennedy, l'assassinat d'un rêve", documentaire de la BBC pour la chaine anglaise "Canal Four";
Radio Ici et Maintenant, émission "Révélations inédites sur l'assassinat de Kennedy", du 21 novembre 2003, par J.M. Roeder;
"JFK, autopsie d'un crime d'état", par William Reymond, Editions Flammarion;
www.maryfarrell.org;
www.history-matters.com;
www.jfklancer.com.