ASSASSINAT DE JFK : ETUDE D'UN COUP D'ETAT (partie 11)

Publié le par Scaramouche

L'affaire Kennedy, La Foire aux Questions (suite).

14) La "balle magique", a-t-elle un rapport avec l'assassinat ?

La "théorie de la balle magique", avancée par la commission Warren prétend que: "la deuxième balle tirée par Oswald serait entrée dans le dos de kennedy, au-dessous de la nuque, serait sortie par le cou, aurait changée de trajectoire pour ensuite pénétrer dans le dos du Connally. Ressortir, changer de trajectoire encore une fois, pour toucher le poignet du gouverneur, ricocher dessus, pour terminer sa course dans la cuisse de Connally".

Il suffit de s'intéresser aux circonstances et à l'heure à laquelle on dit l'avoir trouvé, pour se rendre compte qu'elle n'a strictement rien à voir avec l'assassinat.

Le rapport Warren indique que la balle (n° de pièce 399) a été trouvée sur le brancard du gouverneur Connally au Parkland Memorial Hospital de Dallas, le 22 novembre 1963. Un document du Secret Service, nous indique qu'elle sera remise à l'agent du Secret Service Richard Johnson par O.P. Wright, directeur de la sécurité de l'hôpital de Dallas, "5 min avant que Mrs Kennedy ne quitte l'hôpital" (Jackie quittera l'hôpital en même temps que le cercueil contenant le corps de son mari à 14 h 04, cela donne 13 h 59) et que "il n'a pas été possible de déterminer à qui était le brancard sur lequel on l'a trouvé" (par un infirmier de l'hôpital qui n'avait pas quitté le couloir où se trouvait le brancard, on aura confirmation, que le brancard en question n'a contenu ni le corps de Kennedy, ni celui de Connally). (document ci-dessous rédigé par l'agent Johnson).

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Une première chose invalide la découverte de la "balle magique". Il s'agit de la conférence de presse des médecins de l'hôpital de Dallas (qui était filmée et sera retransmise à la télévision, photo ci-dessous).

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La conférence débute à 15 h 18. Après avoir parlé de leur intervention sur le président Kennedy et de son décès, les médecins sont intérrogés sur les blessures du gouverneur Connally. Le docteur Clark déclare alors: "Il a encore une balle dans la jambe qui n'a pas été retirée. Ce n'est qu'une situation temporaire et elle sera retirée". Selon le rapport Warren, la "balle magique" aurait fini sa course dans la jambe de Connally. Alors, question: Comment peut-on trouver la "balle magique" sur un brancard, puis la remettre aux alentours de 14 h, alors qu'au même moment, Connally a toujours sa balle dans la cuisse ? Comment une même balle, pourrait-elle se trouver en deux endroits différents en même temps ? Cela est bien-sûr impossible. Et une seconde chose confirme la première. Le rapport médical des médecins de Dallas, qui figure dans le rapport Warren (n° de pièce 392), indique que Connally sera opéré à 16 h 00, ce 22 novembre, pour la blessure dans la cuisse. La balle était si profondément enfoncée dans la cuisse, que après l'avoir retiré, il y restera un petit fragment incrusté dans le fémur (document ci-dessous). Connally avait été mis sous anesthésie à 13 h et le restera tout l'après-midi. Différents médecins s'occuperont des blessures en plusieurs fois, d'abord celle au poumon (13 h 35 à 15 h 20), puis celle à la cuisse (16 h à 16 h 20) et celle au poignet pendant la même intervention (16 h à 16 h 50). 

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Cela nous démontre bien que la "balle magique", n'est qu'une pure invention et cela invalide définitivement la théorie de la commission Warren.



15) Comment le Dr. Humes, explique-t-il la provenance de la "balle magique" ?

Durant l'autopsie, il y aura une information donnée par l'agent du Secret Service présent, Richard Johnson (à qui on avait remis la "balle magique" à Dallas), qui dira à Humes que "on a trouvé une balle sur un brancard à Dallas", et que après avoir fait parvenir la balle au laboratoire du FBI, il y a eu un appel de ce dernier pour dire que "c'est une balle de fusil calibre 6,5mm". Sur ces dires, Humes estimera que la balle trouvée sur un brancard de l'hôpital de Dallas, a dû sortir du corps toute seule, suite à un massage cardiaque pratiqué par les médecins à Dallas (donc, la "balle magique" serait, d'après ces dires, la balle reçue dans le dos).

Quand on consulte le rapport médical des médecins de Dallas, le Dr. Clark a bien pratiqué un massage cardiaque sur le président. Mais Humes ne peut pas le savoir puisque le 22 novembre, le rapport médical des médecins de Parkland ne parviendra pas à Bethesda (1). Par la suite, Humes dira qu'il a téléphoné à Dallas pour s'informer, mais le médecin de Dallas, le Dr. Perry, dira par la suite que Humes ne l'a interrogé que sur la trachéotomie du cou. De plus, la version officielle du rapport Warren, sur l'origine de la "balle magique", ne résiste pas aux faits (voir question précédente). On voit bien là toute l'incohérence de la version officielle et la difficulté pour Humes, de vouloir trouver une explication plausible, pour expliquer la provenance de cette balle. Humes, dira donc que la balle serait sortie toute seule du corps de Kennedy à Dallas (de la blessure au bas de l'omoplate droite, qui a été ajoutée à l'hôpital Walter Reed, et qui ne fait que 2,7 cm de profondeur, pour correspondre avec la taille de la "balle magique").
Pour connaître la vérité, mieux vaut s'en tenir aux témoins présents, les infirmiers de Bethésda. Ces derniers diront que ce sont bien les agents du Secret Service qui ont amené la balle, pour la montrer à Humes. Le capitaine David Osborne dira même que, un agent l'a sorti d'une enveloppe craft beige.
Elle porte bien son nom de "balle magique". Après avoir réussit à être à deux endroits en même temps à Dallas, elle réussit encore ce prodige en se trouvant au même moment au labo du FBI et dans la morgue de Bethésda.
En fait, comme vous allez le voir, s'ils ont bien récupéré une balle, provenant du dos de Kennedy, ce n'est pas la "balle magique". 



16) Est-ce qu'une balle a bien été retirée du corps de Kennedy ?

Alors que le rapport d'autopsie officiel, mentionnera que "aucune balle n'a été retirée du corps", trois autres documents nous prouvent le contraire. Le premier, c'est le reçu, donné aux deux agents du FBI, à qui l'on avait remis une balle. Le second, qui confirme le premier, c'est un mémorandum du Secret Service, qui indique "un reçu pour le FBI, pour un projectile retiré pendant l'examen du corps". Et le troisième, qui confirme le second, est une lettre du Secret Service qui récapitule des éléments envoyés aux Archives Nationales et qui indique: "Copie du reçu pour le FBI pour un projectile retiré pendant l'examen du corps" (documents ci-dessous).

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En outre, il existe encore trois autres documents nous montrant de manière indirecte qu'une balle, et pas un fragment, a bien été retirée du corps:

- Un article du "JAMA", "Journal of the American Medical Association" (volume 187, n°1, page 15), du 4 janvier 1964, qui indique "qu'une balle a été retirée durant l'autopsie".

- Un article du "Whashington Post" du 18 décembre 1963. Écrit après un entretien pour une mise au point avec le FBI, avant publication, qui conclura que "une balle a été retirée du dos de Kennedy". Et que à la question "était-ce un fragment, une balle ou un projectile ?", la réponse du FBI sera "qu'ils n'ont pas pu se tromper, que les agents Sibert et O'Neill sont des professionnels et savent faire la différence entre une balle et un petit fragment".


- Un article du "Whashington Post" du 29 mai 1966, qui confirmera le contenu de celui du 18 décembre 1963. 

Si ce projectile avait été un simple fragment, il aurait été envoyé directement au labo du FBI, comme pour les autres trouvés à l'intérieur de la limousine ainsi que deux fragments trouvés à l'intérieur du crâne du président lors de l'autopsie, qui seront aussi remis aux deux agents. Ces deux fragments arriveront au labo, répertoriés "Q4" et "Q5" sous la dénomination "metal fragment", et apparaîtront dans le rapport Warren (n° de pièce 843, photo ci-dessous en bas). On ne peut donc pas les confondre avec la balle retirée dans le dos.

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17) Qu'est devenu cette balle ?

Les agents Sibert et O'Neill remettront la balle au capitaine James Stover, commandant de l'hôpital de Bethésda, qui leur remettra un reçu (mentionné dans les documents à la question précédente). Etonnant qu'ils ne l'est pas remise à leur supérieur du FBI. Les haut-gradés présents lors de l'autopsie, leur en donnèrent-ils l'ordre ? Ou bien, comprenant l'importance de cette preuve, préféreront-ils s'en décharger le plus vite possible ? Et si oui, de leur propre chef ou sur ordre du Bureau ? Ce que la balle est devenue par la suite, on n'en sait rien.


18) Pourquoi le Dr. Humes, détruisit-il son premier rapport d'autopsie ?

Durant l'autopsie, "l'examen du corps" est ce qui a été pratiqué en premier. Voilà l'un des motifs pour lequel Humes détruira son premier rapport d'autopsie. Il avait dû y mentionner, entre autres choses, cette balle retirée du dos du président. Pour la "version officielle" établie au soir du 22 novembre, il faut qu'il n'y ait aucune balle trouvée dans le corps de Kennedy, et ce sera la théorie qui sera reprise par la commission Warren par la suite, pour accréditer celle de la "balle magique". "Qu'il n'y avait aucune balle dans le corps", les arrangent beaucoup, de cette manière ils n'ont pas d'explications à donner. 

19) Qu'est-ce que Humes a effectivement détruit ?

Le "certificat de destruction" rédigé par Humes lui-même, dit qu'il détruisit "certaines notes de brouillon préliminaire relatives au rapport d'autopsie" prises durant l'autopsie et plus loin "a transmis tous les autres papiers relatifs à ce rapport aux hautes autorités". En fait, par la suite, Humes reconnaîtra avoir détruit ce qui constituait le brouillon de son premier rapport d'autopsie.

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20) Pourquoi l'autopsie n'a pas eu lieu au Parkland Memorial Hospital de Dallas au Texas ?

Selon la loi du Texas, le corps ne devait pas quitter l'état sans avoir subit une autopsie approfondie. L'autopsie aurait normalement dû avoir lieu à Dallas. Mais lorsque le médecin légiste du Memorial Hospital, Earl Rose et le juge de paix Ward, voudront s'opposer à la prise du corps par les agents du Secret Service, l'agent Kellerman ira jusqu'à sortir son arme de service et le pointer vers les deux hommes, en disant plusieurs fois: "Ceci est le corps du président des Etats-unis et nous allons l'emmener à Washington", jusqu'à ce qu'ils les laissent partir avec le cercueil.


21) Pourquoi l'autopsie a eu lieu à l'hôpital de Béthesda ?

Au départ, l'autopsie avait été prévue à l'hôpital militaire de Walter Reed (qui n'est pas à Dallas mais à Washington, où tout était prévu, par des complicité interne, pour y retoucher le corps du président). Il était prévu d'y amener le cercueil de Kennedy en hélicoptère. Mais Jackie Kennedy, à qui l'on demandera à Parkland refusera l'autopsie à l'hôpital de Walter Reed et choisira l'hôpital naval de Bethésda (parce que Kennedy avait servi durant la guerre dans la Navy). Ce seront les deux aides de camps de Kennedy, qui refuseront le trajet en hélicoptère (cela aurait facilité le travail pour les complices, ils n'auraient eu qu'à acheminer le cercueil à Walter Reed et ensuite à Béthesda en prenant tout le temps nécessaire) et insisteront pour que le cercueil soit transporté en ambulance avec une escorte de la Maison Blanche, jusqu'à Bethésda. Le lieu de l'autopsie et le mode de transport qui avaient changé, les obligèrent à modifier leur plan et à improviser. 


22) Pourquoi le corp de Kennedy fût remplacé par celui de l'agent Halterman, à l'intérieur de Air Force One ?

C'est la décision de Jackie de choisir l'hôpital naval de Bethésda, qui provoquera l'utilisation de ce stratagème. Ils ne pouvaient pas laisser le corps arriver là-bas, sans qu'il est d'abord subit les modifications pour accréditer la version du tireur unique. Mais transporter un cercueil vide, une différence de poids aurait pu paraître suspecte. Alors ils utilisèrent le cercueil métallique, se trouvant dans la cale et dans lequel il y avait Halterman, pour opérer une substitution des deux corps. Cela leur laissa le temps pour amener le corps de Kennedy jusqu'à Walter Reed en hélicoptère (comme cela avait été en fait prévu au départ), et d'y retoucher le corps, pendant que tous les yeux étaient tournés vers le cercueil de cérémonie couleur bronze. C'était risqué, mais un hélicoptère étant plus rapide qu'une ambulance par la route, ils leur suffisaient de préparer un comité de réception pour les deux cercueils à leur arrivée à Bethésda, et de s'assurer que le cerceuil métallique contenant alors Kennedy, serait bien celui qui arriverait sur la table d'autopsie.


23) Y a t-il eu des traces laissées par la substitution ?

La substitution eu lieu durant la prestation de serment de Lindon Johnson, devant tous les passagers de l'avion, qui avaient été réunis dans la salle de conférence. Cela prit environ une vingtaine de minutes et permis aux deux agents qui gardaient le corps de Kennedy, de se livrer à la substitution. Ils seront obligé de forcer les fermetures du couvercle, ce qui laissera des traces sur le cercueil.


24) Des traces de dommages sur le cercueil étaient-elles visibles pour les témoins ?

Oui. Il y a plusieurs témoignages de personnes qui virent le cercueil à la base d'Edward, dans Air Force One avant qu'il ne soit descendu de l'appareil. Et nous avons un document, le rapport d'intervention des Pompes funèbres Gawler intitulé: "Les arrangements funéraires pour John Fitzerald Kennedy, vendredi 22 novembre 1963". Où l'on peut lire: "(Le cercueil du président arrivé de Dallas était endommagé..." Selon eux, cela serait "...- dû à la manipulation dans l'avion - et par l'ambulance)".

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Et également, dans un courrier du Secret Service répertoriant des éléments pour les Archives Nationales, "un morceau de matériau couleur bronze, perdu par inadvertance pendant le transit du cercueil depuis que le corps a été mis à l'intérieur à Dallas " (document ci-dessous).

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25) Dans quel ordre, les cercueils arrivèrent-ils à l'hôpital de Béthesda ?

Le cercueil métallique contenant le corps de Kennedy et venant de Walter Reed, arrivera le premier à 18 h 30. Il atterrira à l'arrière de l'hôpital (les vols qui arrivaient d'habitude atterrissaient de l'autre côté). Un corbillard noir arriva, dans lequel des agents du Secret Service mirent le cercueil. Le corbillard arriva à la morgue, en utilisant l'entrée située à l'arrière du bâtiment (voilà pourquoi les infirmiers furent dirigés vers une pièce où d'habitude, ne sont pas entreposés de corps à autopsier). Le corps sera réceptionné sous les yeux de l'officier Dennis David et de l'infirmier Richard Lipsey, par les docteurs Humes, Boswell et deux chefs du département médical, un de l'US Air Force et un de la Navy. Ils entreposeront le cercueil dans une salle, en attendant de demander aux infirmiers d'aller le chercher, pour l'apporter dans la salle d'autopsie (comme ils font d'habitude). En plus des témoignages il existe un document des pompes funèbres mentionnant par une note manuscrite dans la case "remarque", que "le corps a été retiré du cercueil en métal au USNH (US Naval Hospital) à Béthesda" (document ci-dessous).

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L'ambulance contenant le cercueil de cérémonie, arriva à l'entrée de l'hôpital vers 18 h 40 (L'infirmier parti faire développer les radios, croisera dans le hall Jackie et Robert Kennedy, alors que le corps du président est déjà sur la table d'autopsie depuis dix minutes, cela montre que l'autopsie n'a pas débutée officiellement à 20 h, mais a commencé dès la réception du corps). L'ambulance se rendit jusqu'à la morgue (par l'entrée couramment utilisée) le cercueil sera descendu et amené directement dans une salle voisine de celle de Kennedy, en attendant de s'occuper du corps de Halterman.


26) Qui était dans la salle voisine, de celle où se pratiquait l'autopsie de Kennedy ?

Plusieurs choses sont bizarres. Il avait été dit aux infirmiers que dans la salle voisine, se trouvait "un commandant de l'US Air Force". Mais normalement, l'hôpital de Béthesda étant un hôpital naval, il ne s'occupe que du personnel de la marine. Et l'examen des registres montre qu'aucun membre de l'Air Force ne fût autopsié, de tout le mois de novembre, ni pendant toute l'année 1963. On peut penser que le corps en question était celui de l'agent Halterman, entreposé là, avant de pouvoir s'en occuper (son corps aurait été incinéré).


27) Le corps de Halterman, a-t-il pût être incinéré à l'hôpital de Béthesda ?

Non. Lorsque l'on regarde une vue de l'hopital de Bethesda, il y a une construction à l'arrière des bâtiments, qui pourrait faire penser à un crématorium, à cause de la cheminée. Mais c'est en fait une petite centrale électrique de l'hôpital, pour pouvoir produire de l'électricité sur place est être autonome en cas de besoin.

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28) Qu'est devenu le cercueil de cérémonie couleur bronze ?

Il était aux Archives Nationales depuis le 19 mars 1964, où il ne sera accessible que pour trois responsables. En septembre 1964, Earle Cabell, alors député au Congrès (qui a fait partie du complot) écrira à l'attorney général de Washington (Robert, le frère de JFK n'est plus attorney général, "ministre de la justice"), pour lui dire que afin "de faire cesser toute curiosité morbide",... (aucune personne du public n'avait été autorisé à voir le cercueil, NdT) ..."le cercueil, malgré son rôle historique, n'est pas d'un grand intérêt pour les Etats-Unis", et que par conséquent, "il peut être détruit" (document ci-dessous). En clair, Cabell lui demande de trouver une astuce légale, pour pouvoir se débarrasser du cercueil, afin que personne ne puisse le voir de près (normalement, selon la loi Américaine, toutes choses gardées aux Archives Nationales est accessible au public).

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L'attorney général trouvera bien une parade "légale", pour que les membres du complot puissent se débarrasser de cette encombrante preuve (il aurait suffit de trouver une petite trace de sang de Halterman dans le cercueil, pour avoir la preuve absolue, en comparant avec celui de Kennedy, qu'il y avait bien eu inversion des corps, dans Air Force One. Sans parler des traces laissées par les agents du Secret Service qui l'avaient endommagé). En fait, il trouvera comme prétexte que, d'après la Constitution, le gouvernement des Etats-Unis n'ayant pas le droit de s'approprier un bien privé (le cercueil avait été payé par la mairie de Dallas et c'est Cabell, qui avait avancé les fonds), le cercueil de cérémonie qui était aux Archives Nationales, ne pouvait pas être gardé par l'état et aussi que le cercueil ne pouvait pas porter le titre de "preuve" (deux premiers documents ci-dessous). Malgré que le Sénat ait voté une loi (H.R. 9545) visant à "l'acquisition et la préservation par les Etats-Unis des preuves et des éléments pertinents dans l'assassinat du président John F. Kennedy" (troisième document).
Le 18 février 1966, un camion de l'US Air Force vint chercher le cercueil, "pour le perdre en mer" (quatrième document). Le cercueil fût ensuite détruit le même jour, par larguage aérien d'une altitude de 9000 pieds, au-dessus d'une zone de manoeuvre maritime, au large du Maryland. Comme vous pouvez le voir sur le Mémorandum du Secrétariat à la Défense (dernier document), qui décrit toute l'opération.

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Voilà, pour ce qui est du cercueil de cérémonie, ce sont les autorités militaires qui donnèrent l'ordre et se chargèrent de le détruire. De cette façon, plus aucune expertise ou analyse ne sera possible. Une seule personne aura pu voir le cercueil pendant la courte période qu'il passa aux Archives Nationales, c'est l'historien William Manchester, ami de la famille Kennedy, auquel cette dernière avait demandé la rédaction d'un livre sur l'assassinat (Manchester écrira le livre "Mort d'un président"). 


29) Qu'est devenu le cercueil métallique en aluminium ? 

Il était aux Archives Nationales, stocké "dans une zone de stockage sécurisée par alarme, et à accès contrôlé". Et le 17 février 1966, ils recevront des instructions données par le Département de la Défense de fabriquer une caisse en bois pour y mettre le cercueil, pour le transférer au Département de la Défense (ce qui sera fait le 25 février). Comme vous pouvez le voir avec le document ci-dessous, qui décrit toute l'opération et le reçu pour les archives. Donc, aucun journaliste, aucun enquêteur privé, aucune chaîne de télévision, ne pourra accéder au cercueil, pour pouvoir le voir de près, et encore moins tenter de faire d'éventuelles analyses.


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De plus, s'il en était besoin, ce document nous apporte la preuve que c'est dans ce cercueil métallique que le corps de Kennedy est arrivé à Bethésda, le soir du 22 novembre (il est bien indiqué: "Objet: cercueil de Kennedy"). Nous confirmant bien la substitution qui a eu lieu à l'intérieur de Air Force One.

Pour que, au même moment (17-18 février 1966) ils décident de détruire le cercueil de cérémonie, et mettre le cercueil métallique dans une zone sûre, où personne ne pourra le voir, il y a dû y avoir, entre la fin 1963 et la fin 1965, certaines personnes qui ont dû se demander pourquoi le président Kennedy avait quitté Dallas dans un cercueil de cérémonie couleur bronze, alors qu'il arriva à Bethésda dans un cercueil métallique en aluminium. Je pense que déjà à l'époque, certaines personnes n'étaient pas dupes et devaient déjà se poser des questions.


(1) La raison exacte de l'absence du rapport à Bethesda n'est pas complètement élucidée. L'étude des témoignages des médecins de Pakland montre que les agents (Secret Service et FBI) présents sur place n'ont pas pris le rapport des médecins de Dallas dans l'après-midi ou la soirée du 22 novembre 1963, comme ils auraient dû le faire normalement. Ou si il aurait été pris par un agent, le rapport n'aurait alors pas été transmis. Mais pour le publier dans le rapport Warren, là ils furent bien obliger de le présenter. Personne n'aurait compris qu'il n'y figure pas.

La raison d'empêcher que les médecins de Bethesda aient connaissance des interventions sur le corps du président par ceux de Pakland, est certainement pour cacher les différences liées aux signalements des blessures, qu'auraient contenu leur rapport initial (blessures constatées à Dallas, plus les mêmes que celles constatées à Washington). Et éviter que les médecins de Bethesda ne comprennent que le corps a en fait été retouché avant l'autopsie.

Sources:
"Autopsie d'un crime d'état", par William Reymond, Editions Flammarion;
"House Select Committee Assassination" (HSCA), Final Assassination Committee, HCSA Appendix to Hearing, Volume VI;
www.History Matters.com